Le travail à temps partagé, la solution au chômage et à la précarité ?

Marché de l'emploi -
15 février 2017


Le travail à temps partagé, la solution au chômage et à la précarité ?

Vous avez enfin trouvé un job, mais voilà, il est à temps partiel et vous avez désespérément besoin d’un poste à 100%. En France, le remède à ce problème existe: le travail à temps partagé. Explications sur ce phénomène encore marginal, mais qui commence à séduire entreprises et salariés.

On connaît les slasheurs, ces travailleurs qui cumulent plusieurs emplois dans des domaines parfois très différents. Seulement voilà, ce n’est pas toujours évident de concilier deux ou trois postes en termes d’horaires, ni d’arriver à un taux d’activité suffisant. C’est pourquoi, en France, un nouveau modèle commence à se développer : le travail à temps partagé (TTP).

Le concept, lancé en 2005, permet au salarié de travailler de manière fixe et à 100%, mais en se partageant entre plusieurs entreprises. Par exemple, il collabore 3 jours dans la semaine avec l’employeur X, 1 jour avec Y et 1 autre jour avec Z. Mais si l’employé arrive à concilier tous ces jobs différents, c’est tout simple. C’est parce que toutes les entreprises pour lesquelles il travaille sont regroupées au sein d’un même réseau.

En France, ces groupements d’employeurs ou entreprises de travail à temps partagé (ETTP) se nomment Vénétis, Gen79 Emploi, Neowork, Helys ou Cornoualia. Ils engagent des personnes et se chargent de les placer dans plusieurs boîtes, à des taux d’activités variés. Mais ces réseaux ne fonctionnent pas comme de simples agences de placement. Ils engagent le collaborateur en poste fixe et leurs offrent plusieurs places, elles aussi permanentes.

Ce mode de fonctionnement est particulièrement adapté aux petites entreprises, souvent incapables de recruter à temps complet. Nombre d’entre elles ont besoin d’un responsable RH ou d’un comptable à 20 ou 30 %, pourtant, elles ont parfois de la peine à trouver un spécialiste désireux de travailler à un faible taux d’activité. Avec le TTP, elles ont la garantie d’avoir un employé compétent qui restera en poste, puisque ce dernier a d’autres jobs en parallèle.

Pour les salariés, ce fonctionnement a aussi de quoi séduire. Fini les contrats précaires et la galère de cumuler plusieurs postes sans avoir un vrai salaire au bout. Ce modèle innovant permet aussi au travailleur d’éviter la routine et de conserver ainsi plus de motivation dans son activité professionnelle.

Qui sait, ce fonctionnement flexible et attractif débarquera peut-être en Suisse prochainement!


Christelle Genier

 
 
 
 
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